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Voici les sites qui parlent de Vive le travail ! :

» Bis repetita de Sur Sarkozy
Radotages. [Lire la suite]

Commentaires

Jean-Marc Bondon

La question est donc posée, que vaut le travail ? Nous pourrions penser que la rareté d'une compétence en fait le prix et pourtant malgré un manque de 30 000 maçons, les maçons ne sont pas payés à prix d'or.

Le Smic est censé protéger les salariés. Après les catastrophes engendrées par la gauche avec les 35 heures et les 6 SMIC en résultant, le gouvernement de monsieur Raffarin a augmenté le SMIC de façon régulière, pendant plusieurs années de plus de 5% par an. Pourtant ce SMIC apparaît comme une trappe à pauvreté. Des travailleurs non qualifiés, des titulaires de diplômes professionnels de type CAP et BEP et même des Bac Pro sont généralement payés au SMIC ou à une pourcentage du SMIC, ce qui est une horreur, pour les temps partiels.

De nouvelles générations sont ainsi condamnées à avoir des fins de mois difficiles et à devoir se priver de presque tout, alors que tout augmente.

Le travailler plus est socialement refusé et en pratique interdit pour celui qui dispose d'un temps plein alors que c'est la seule voie permettant d'améliorer l'ordinnaire.

Le financement des prestations sociales essentiellement sur les salaires, pénalisent les industries de main d'oeuvre. Un financement par l'impôt me semblerait plus adapté, libérant ainsi le travail des charges qui en diminue la valeur lorqu'elles ne dissuadent pas l'entrepreneur de tenter l'aventure.

Koz

Attention, je vais bouter légèrement, mais pas tant que ça. Pourquoi ne pas créer une "journée de l'entrepreneuriat" ? Bon, c'est vrai, à la longue, les "journées de...", c'est gonflant.

Mais une bonne journée pour dire merci à ces personnes qui souvent bossent comme des fous, qui souvent sont malades à l'idée de devoir licencier (ce que nos amis socialistes refuseront toujours de dire parce que ce serait masquer les comportements voyous), qui ont des idées, les font prospérer, créent donc des emplois (soit autant de personnes dont l'Etat n'a pas la charge ), serait-ce vraiment de trop ?

Le discours ambiant dévalorise ces gens. Ca devient insupportable.

Diane

Vous soulignez avec justesse l’importance des "forces vives" de ce pays, ceux qui sont loin d’être de grands patrons, mais qui jouent un rôle essentiel dans l’économie de notre pays.
Il faut encourager ces « forces vives », il faut aider ceux qui sont porteurs d’une « petite idée », mais qui devant la complexité des démarches à accomplir, baissent parfois les bras.
Je voudrai apporter ma petite pierre à l’édifice ce matin et parler d’une solution intéressante pour exercer ses compétences avec plus de sérénité : le portage salarial. On en parle, mais peu encore osent franchir le pas et se lancer dans l’aventure. Pourtant, le portage salarial est une réponse idéale pour les personnes qui combinent expérience et compétences dans leur domaine. L’évolution du marché du travail va passer en partie par l’externalisation des compétences, l’ère du salarié roi est derrière nous. Vendre notre savoir faire aux entreprises sans prendre de risque financier, voilà ce que propose le portage salarial, une bonne façon de démarrer de façon indépendante et de tester un marché en pleine mutation.
Certains me diront que cela ne concerne que les cadres et les secteurs du conseil… Faux. Tous les secteurs du service sont concernés et j’ai pu tester ça dans le domaine de l’assistanat de direction pour des professions libérales ou de très petites entreprises ayant des besoins très précis et ponctuels.
Autre piste à explorer pour ceux qui rêvent d’indépendance : le télétravail. En plus le télétravail peut se combiner parfaitement avec la forme juridique du portage salarial. Nos voisins de l’Europe du Nord ont quelques années d’avance sur le développement de cette nouvelle forme de travail et ils ne cessent d’en mesurer les avantages que ce soit pour les salariés en télétravail, les nomades ou les indépendants.
Les marchés sont émergeants, les besoins réels dans notre pays pour cette forme de service, mais là aussi les informations, les chiffres sont encore trop confidentiels.
Ces alternatives méritent qu’on s’y intéresse et je dois avouer que les meilleures informations que j’avais pu trouver sur le télétravail sont sur des sites canadiens. Nous sommes encore trop timides dans ce domaine, alors que je suis persuadée qu’il y a un vrai marché à développer avec à la clé une composante importante dans la baisse du chômage en encourageant ces initiatives qui renforceront l’économie de notre pays.

koz

Il serait d'ailleurs bon que le législateur offre un peu de sécurité juridique à cette pratique. Pour le moment, en effet, ce n'est pas expressément interdit et donc, en ce sens, on peut penser que c'est autorisé. D'un autre côté, il y a un risque de requalification de ce genre d'activité pour placer les personnes qui y ont recours sous le régime commun des travailleurs indépendants.

Je ne pense pas que tous puissent se le permettre, loin de là. Et je ne pense pas que la France puisse se permettre de perdre les quelques emplois que cela représente...

Diane

Tu parles du portage salarial ou du télétravail ? Parce que dans les deux cas, des avancées significatives ont été faites depuis quelques mois.
Pour le portage, les contrats de travail ont été revus et adaptés à la spécificité de l'activité et pour le télétravail, la définition des conditions de travail du salarié qui travaille chez lui ont été également révisées.
Ce n'est pas tant la législation qui fait défaut dans ces deux cas, c'est le marché qui est encore trop caché et les chefs d'entreprise sont encore trop mal informés des bénéfices qu'ils pourraient tirer de ces solutions.
Toutes les pistes sont bonnes à explorer, du moment qu'elles génèrent des emplois et une activité économique.

mb

Merci à vous, Jean-Marc, Diane et Koz, d'avoir fait vivre le débat sur ce sujet essentiel.

J'ai bien noté les idées et propositions que vous développez. Je pense qu'il sera utile que nous formalisions cela plus précisément dans les temps qui viennent.

Le développement économique est un enjeu crucial de nos politiques publiques ; et pas seulement au niveau de l'Etat ! Je crois fondamental que les élus locaux soient très fortement impliqués à imaginer des solutions nouvelles, adaptées à leur territoire et leur bassin d'activités.

De même, notre Nation constituant quand même un tout (fort heureusement d'ailleurs...), nous devons pouvoir adapter nos formations (initiales ou professionnelles) au marché de l'emploi. Là encore, sans vouloir brimer qui que ce soit ou empêcher les jeunes d'accéder à telle ou telle filière, il convient, en amont, d'avoir un langage de vérité sur ce que seront les réelles débouchées à l'issue des dites formations.

Avec un peu de prospective et de projection de données statistiques, on doit quand même être en mesure de connaître nos besoins dans chaque secteur professionnel, avec la répartition par zone géographique !

koz

Diane, beware !!! Villepin s'y met aussi ( http://www.lefigaro.fr/eco-monde/20050830.FIG0153.html?153453 )...

Pour ce qui est du portage salarial, ce que je veux dire, c'est que e système n'est pas d'une absolue compatibilité avec le droit du travail. En tout cas, le doute est plus que permis. De fait, certains peuvent hésiter à s'engager dans cette voie. D'où, je pense, un besoin de sécurité juridique.

Diane

Tout est clair dans le portage salarial, je peux te l'assurer, j'ai travaillé plusieurs mois sous cette forme. Deux syndicats ont vu le jour et travaillent à ce que la législation dans ce domaine soit transparente.

Pour Dom' j'ai lu ! Tu me laisses des messages sur tous les blogs !

Michael, je suis d'accord avec vous lorsque vous abordez le problème de l'orientation de nos enfants. Il serait vraiment important au moment où ils font le choix de leur avenir de vraiment connaître les besoins dans les différents secteurs d'activités et faire en sorte qu'ils ne s'engouffrent pas dans des filères peu porteuses d'emploi.

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