J'ai écouté avec beaucoup d'attention le Premier ministre hier soir, lors de son intervention au journal télévisé de Patrick Poivre d'Arvor sur TF1.
De la même façon, j'ai suivi les décisions du Conseil des ministres et le débat à l'Assemblée nationale de ce jour.
A mon sens, les décisions prises par le Président de la République, le Premier ministre et le Ministre de l'Intérieur, notamment celle de l'application de la loi de 1955 relative à l'état d'urgence, sont des réponses concrètes à la situation que nous connaissons.
Qui plus est, je pense que les annonces faites quant au nécessaire accompagnement à mettre en oeuvre dans ces quartiers (augmentaton des crédits aux acteurs sociaux, plan "zones franches" pour l'implantation d'entreprises, ...), doivent contribuer à améliorer les choses.
J'entends, de certains responsables publics ou associatifs, et je lis aussi sur des blogs ou dans des commentaires, que le déclencheur principal de ces émeutes se situerait dans le cadre de vie de ces banlieues.
Soit !
Je reste toutefois sceptique sur cette analyse un peu minimaliste.
Depuis le milieu des années 80, des efforts colossaux ont été accomplis par les collectivités
locales et l'Etat, pour donner un nouveau visage à beaucoup de ces quartiers (destruction des barres et tours, réalisation de petits immeubles à taille humaine, mise en place de services de proximité, création d'espaces de loisirs et d'animation, développement d'activités commerçantes, nouveau mobilier urbain...).
Il reste sans doute beaucoup à faire mais je peux vous citer des dizaines de sites qui ont été réhabilités avec des investissements financiers colossaux de la part des pouvoirs publics.
Est-ce que pour autant les tags des immeubles neufs ont disparu ? Est-ce que pour autant nous n'avons pas vu des abris-bus tout juste installés détruits ? Est-ce que pour autant des grilles n'ont pas dû être placées devant les fenêtres de services publics qui avaient été "visités" ? ...
A chaque fois, la réponse est malheureusement souvent "NON" !!
Loin de moi l'idée de caricaturer mais il arrive un moment où il faut clairement dire les choses.
Le problème, la responsabilité majeure (et, tellement elle est évidente à mes yeux, j'avais oublié de la citer dans ma note de samedi dernier), c'est celle de l'éducation faite par les parents ! Ou plutôt de l'absence d'éducation...
Dans beaucoup de cas, il n'y a plus de règles transmises, il n'y a plus de valeurs inculquées, il n'y a pas de lignes jaunes imposées.
Surtout, dès le plus jeune âge, il n'y a pas de sanctions et le sentiment d'impunité grandit
parallèlement à l'enfant qui devient adolescent puis jeune" (puisque, malheureusement, c'est le terme employé aujourd'hui sans aucune distinction...).
A mon sens, c'est sur cette problématique que l'Etat doit intervenir en premier lieu. Je vois deux façons de le faire.
Déjà, en imaginant cette fameuse "école des parents". Nous vivons dans une société où il est effectivement difficile d'être parents. Mais ce n'est pas insurmontable ! Et les acteurs sociaux, souvent de très grande qualité, ont les compétences nécessaires à aider les parents. Dans le même temps, il faut aussi (pourquoi ne pas le dire...) que la société soit à même de dire "NON" et de concrètement sanctionner les parents "je m'en foutiste", qui refuseraient de s'intéresser à l'éducation de leurs enfants.
Et puis, une fois passée la tranche de l'éducation "de base" délivrée par les parents, nous devons pouvoir proposer un parcours de "Découverte Citoyenne", obligatoire, et qui s'étende pour chaque jeune du Cours Moyen 1ère année (9 ans) jusqu'à sa majorité, voire au-delà.
C'est une proposition déjà développée ici et que j'avais initialement présentée dans le Rapport de la Mission ministérielle sur les pratiques culturelles, sportives et citoyennes de la jeunesse (page 8) que j'avais effectuée en 2003-2004 pour Luc Ferry, alors Ministre de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche.
Je suis convaincu que pour chaque difficulté, il y a une solution !
Je pense que dans le cas qui nous intéresse, elle n'est pas unique et nécessite un travail de cohésion et de mobilisation de toutes les énergies, qui aille à l'essentiel avec des réponses adaptées !
Pour en savoir plus :
~ Discours à l'Assemblée nationale de Dominique de Villepin, Premier ministre
Pour agir :
~ Signez et adressez à Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur et Président de l'UMP, la pétition de soutien à la politique de sécurité républicaine
Mike,
Je suis tout à fait d'accord avec toi ?
Toutefois, je trouve que nous sommes tous responsables des évènements actuels, et notre classe politique toute entière encore plus. Cela fait des années que le problème existe ... tout le monde le sait ... tout le monde s'en moque ... pourvu qu'il n'arrive pas devant chez nous !
Pourquoi rien n'ai été fait depuis 30 ans ? Il y a 10 ans, les cités étaient déjà en feu …quid ? Il est facile de mettre un joli pansement, qui souvent est très onéreux, sur une plaie purulente ... mais cela ne sert à rien si l'on identifie pas la cause et que l'on ne fait rien pour l'annihiler !
Ici, à Toulouse, bien avant les évènements de ces jours-ci, les jeunes de la Cité du Mirail avaient pris pour habitude de mettre le feu à des épaves, d'attendre les pompiers, cachés, avant de leur lancer des cailloux, entre autres, juste pour le "fun" ! Pourquoi ces épaves n'étaient pas enlevées plus rapidement, comme demandé très souvent pas les riverains ? Pourquoi aucune mesure n'était prise ?
Identifier le problème ... Trouver des solutions à court terme mais aussi à long terme ... n'est-ce pas cela la Politique!
Le manque de vision à long terme pour la France et les Français dont ont fait preuve nos Politiques ces dernières années et encore aujourd'hui ... c'est cela que nous payons tous maintenant ! Merci Mitterrand et Jospin pour ses 20 ans d'assistanat et de laxisme ! Merci les autres pour les réformes électoralistes à court terme qui ne servent pas à grand chose, si ce n'est à faire un tabac à la télévision !
Au contraire de toi, je trouve les réponses de Monsieur de VILLEPIN et de son gouvernement un peu simplistes :
- une répression accrue pour une sécurité maximale de nos concitoyens et le maintien de l'ordre immédiat ... très bien, c'est ce qu'il fallait ... j'avoue que j'irais même été plus loin !
- des subventions plus importantes pour les associations ... trop facile : suffit-il de mettre le feu pour avoir des sous ? Est-ce vraiment ce qu'ils demandent ? Je ne crois pas ! Ne réclament-ils pas du travail, une meilleure égalité des chances et moins de discrimination ? Les solutions sont pourtant simples : négocions avec les entreprises installées avec avantages fiscaux dans ces quartiers pour qu'elles soient obligées d'embaucher un certain pourcentage des travailleurs locaux (stages, CDD, CDI), réformons totalement l'éducation nationale en supprimant tous les réformes précédentes en faveur d'une seule et même réforme (l'apprentissage à 14 ans c'est pas mal mais insuffisant !), idem pour ce qui est de la politique de la jeunesse, ...
Arrêtons les demi-mesures qui permettent de ménager la chèvre et le choux ! C'est le moment de foncer et de proposer des solutions concrètes et efficaces et non pas une énième réforme de telle institution !
Réformons également le statut des syndicats qui aujourd'hui font plus de mal que de bien ! Faisons en sorte qu'ils fassent mieux leur travail mettant en adéquation les besoins de l'entreprise et des salariés, qu'ils soient plus représentatifs !
Aujourd'hui, nous sommes le 9 novembre 2005 : c'est le 35ème anniversaire de la mort du Général de GAULLE ! Ce matin, lors de la commémoration organisée à Toulouse, une dame nous a fait, avec raison, remarquer que nous aurions bien besoin d'un tel homme aujourd'hui ... malheureusement il n'existe pas !
Mais COURAGE …
Rédigé par: Anne QUEVAREC | mercredi 09 novembre 2005 à 15:15
Comme l'indique Anne Quevarec c'est aujourd'hui l'anniversaire de la mort du Général De Gaulle et j'ai bondi quand ce midi sur France 2 la présentatrice a invité pour ses cinq dernières minutes du journal M. Jacques Attali pour parler de son livre sur le "presque" (c'est le terme employé)anniversaire de la mort de François Mitterrand. Tout fout le camp...
Rédigé par: Jo | mercredi 09 novembre 2005 à 16:34
Michaël, une fois encore, Bravo pour ce billet ! Non seulement vous dites clairement et justement les choses mais en plus, vous proposez.
Que n'attend on pour appliquer vos propositions de janvier 2004 ?
Il faut les pousser !
Rédigé par: Eve | mercredi 09 novembre 2005 à 16:48
A l'inverse de vous les amis et notamment de toi ma chère Anne, je suis toujours convaincu qu'il existe des hommes et des femmes, capables de se lever comme le Général l'a fait en son temps !
Il nous appartient, aux uns et aux autres, de redresser la tête et de dire les choses, telles que nous les pensons...
Et puisque vous me parlez Jo et Anne du Général de Gaulle, il y a une phrase qu'il a prononcée, que je me permets de citer très souvent et qui me parle : "L'action, ce sont les hommes au milieu des circonstances"...
Sinon, merci Eve de votre nouveau commentaire ; vos propos me vont droit au coeur. Soyez convaincue, qu'avec d'autres, je m'efforce de "pousser" comme vous dites... Mais aidez nous !
Allez, hauts les coeurs !
Rédigé par: Michaël Bullara | mercredi 09 novembre 2005 à 16:52
Michaël, tu as prononcé le mot clé dans ce débat : l'éducation
Tous les millions de la terre versés ne remplaceront pas la base dans la construction d'un individu : l'éducation.
Seule l'éducation peut nous apporter la structure nécessaire, pour grandir dans le respect des valeurs, dans le respect d'autrui.
Sans ce socle, un jeune n'a pas de repère et essaiera de les trouver autre part et souvent dans une logique négative.
Il est temps de parler des parents qui oublient cette mission et de les mettre en face de leurs responsabilités.
Rédigé par: Diane | mercredi 09 novembre 2005 à 19:37
J'ai découvert et j'ai lu en partie votre rapport aujourd'hui. Il me semble juste et très équilibré.
Surtout, outre l'aspect éducation que vous rappelez dans votre billet, vous développez dans vos propositions la notion de transmission de l'information, notamment auprès des jeunes.
Et finalement, l'idée d'un tryptique éducation - information - prévention me séduit assez. Passé cela, si les dérives persistent, la dernière réponse s'appelle alors répression !
Rédigé par: Edouard Chevalier | jeudi 10 novembre 2005 à 01:17
Les régions de France n'ont pas les mêmes problemes dans leurs quartiers périphériques que peuvent l'avoir la région capitale & privilégiée :
1/ car il est facile de constater que les problemes en région furent une contagion des problemes franciliens.
2/ le probleme francilien vient surtout des grandes différences et donc des grands malaises entre le centre hyper-riche, hyper-arrogant, hyper-auto-satisfait-de-lui et hyper-méprisant envers ses périphéries et les régions de France.
=> je préconise plus d'échange entre les hyper-bobos du centre francilien & ses voisins de périphérie : le probleme n'est pas seulement un probleme d'argent mais aussi d'échange.
Il appartient aux élus politiques d'arrêter de se regarder le nombril et de réciter des beaux discours et poudre aux yeux et de donner aux périphéries et aux régions de France en difficultées les moyens de s'en sortir par eux-mêmes.
Rédigé par: Yuca de Taillefer | dimanche 13 novembre 2005 à 21:08
Merci pour votre commentaire Yuca et ainsi, de participer au débat en avançant des propositions.
En revanche, je pense qu'il ne faut pas caricaturer ! Tous les élus ne sont pas comme vous les décrivez... j'aimerai aussi que l'on reconnaissance le travail et l'abnégation des quelques 500.000 élus locaux sur toute la France plutôt que de les critiquer en permanence.
Rédigé par: Michaël Bullara | lundi 14 novembre 2005 à 00:25
"Loin de moi l'idée de caricaturer mais il arrive un moment où il faut clairement dire les choses.". Bien. Moi j'ai caricaturé pour essayer de dire des choses : évidemment mon souhait n'est pas de stigmatiser tous les élus, mais surtout de stigmatiser "les grands politiques" et surtout "les grands discours". Tout le monde n'est pas de Gaulle ou Churchill.
Croire que de distribuer toujours plus d'argent pour être tranquille chez soi paraît dérisoire, devant des catégories de jeunes soit qui "s'amusent" à défier l'autorité & à en découdre soit à essayer de déstabiliser notre démocratie mal en point. Mais il est certain qu’il faut « repenser » les territoires : que cela soit Clichy, Starsbourg, ou Paris VIIIeme etc…
Devant l’uniformisation et le nihilisme intégral, il faut reconstruire à la base : l’échellon régional & de proximité me semble pertinents. J’ai pu remarquer en Catalogne peu de problèmes de voisinage culturels, la confiance en soi est plus grande qu’en France, et oui je suis à l’heure européenne.
Pour moi le problème est avant tout sociétal, de lien sociétal précisément (ou de communication), de responsabilité, et de confiance dans la proximité. A entendre les préfets et les agents territoriaux, il y a le beau discours devant et les réalités de coulisses...
Je désespère que l'individu ne soit pas qu'un numéro et que nos territoires ne soient pas des numéros non plus.
De Gaulle avait essayer de donner une chance aux Régions de France : il est facile de voir que la dernière décentralisation ressemble à un fiasco et une embrouille : ce serait déjà une première étape.
Tient, moi je commencerais par regrouper la Région Normandie :o)
A l’heure de la globalisation économique et des bouleversements culturels, notre République doit inventer un nouveau volontarisme politique ancré sur la notion de territoire et de projet et non plus sur celle du “problème” à résoudre à l'aide d'une ou deux priorités, si pertinentes soient-elles, cela ne peut que renforcer l’immédiateté et les crispations, et ne plus se concentrer sur des « hommes providentiels ». Je dirais même plus, au risque d’être contredit violemment, que la société doit arrêter de regarder l’Etat… elle doit « se regarder » et participer et faire participer. Repenser des chemins à long terme avec des buts et des objectifs quantifiables et mesurables.
Mais que voit-on, en fait ? : les partis qui font du spam électronique ou distribuent des bons points et des images à leurs militants….. Ou bien ils n’en finissent plus de discuter sur le positionnement ou sur le choix des personnes et les calculs politiciens ou carriéristes plutôt que de se tourner vers la société…. Les élus aussi doivent faire bouger tout ça (ils sont aimés!!!), car les citoyens sont perdus, et on ne peut leur en vouloir d’aller vers les élus que très souvent de manière intéressée. Il ne font qu’appliquer que ce qu’ils voient !
Enfin Mr Bullara, ne prenez pas ceci contre-vous ou trop à cœur, les blogs sont une chance de remettre du débat dans notre société, alors faisons le, il n’est que temps. Si nos crises peuvent permettre quelquechose, c’est surtout d’avoir du Vrai débat.
Yuca de Taillefer.
Rédigé par: Yuca de Taillefer | lundi 14 novembre 2005 à 19:33
Encore un mot, un "bon mot", mais vous devez le savoir : "Donner la parole aux casseurs, aux pyromanes, c'est donner la parole à Le Pen, sans qu'il ait besoin de l'ouvrir". Alors ouvrons là pendant qu'on le peut encore!
Rédigé par: Yuca de Taillefer | lundi 14 novembre 2005 à 19:46
Bonjour Mike, cher compagnon (meme si ce terme fait grincer des dents !).
Je lis toujours tes notes avec grand interet, car elles refletent une vision equilibree de la France, quelles que soient les epreuves du moment. Ces moments difficiles que traverse la France sont un test de sang froid pour nos compagnons de l'UMP (ce terme est-il toujours stupidement banni des discours officiels ?). Ceux d'entre nous qui sont visceralement attaches a une France republicaine ne se laisseront pas emporter par des bouffees xenophobiques. Pour les autres, ces evenements seront l'occasion de jeter les masques, de mettre a jour leur vraies personnalites.
Bien que me trouvant a Londres, je suis de pres ces evenements inquietants. Aussi, je soutiens evidemment le gouvernement dans sa volonte de retablir l'ordre dans la Republique, la securite des personnes se trouvant sur notre territoire ne se negociant pas avec les casseurs ! Elle se retablit au moyen de la force, celle-ci devant rester strictement necessaire et mesuree. C'est pourquoi, bien qu'ancien policier dans le 18eme arrondissement ayant du faire face, en premiere ligne, a des emeutes a Paris et ayant ete blesse a de nombreuses occasions, je soutiens les mesures de mise en examen prises a l'encontre des policiers qui ont fait usage d'une violence injustifiee et injustifiable. Leur comportement a deshonore la police, et plus largement la Republique francaise. Aussi, des mesures penales devaient etre prises. La loi s'applique a tous, y compris a ceux qui ont la responsabilite de veiller a son application.
Cette double fermete du gouvernement rassure non seulement les francais mais egalement les autorites anglaises qui regardent ces emeutes urbaines avec inquietude !
Rassurer est necessaire. Mais cela ne suffit pas. Il faut egalement donner a notre pays un veritable projet de societe, une ambition non seulement pour la France mais egalement pour les Francais,particulierement pour ceux de nos concitoyens qui se debattent dans les difficultes economiques. Il faut leur redonner de l'ESPOIR DANS L'AVENIR. Il faut "lever la tete du guidon". Les emeutes des casseurs ne doivent pas etre l'arbre cachant la foret. Je ne sais si tu te rappelles de nos tournees sur le terrain du temps du SNJ. Nous avions deja senti ce profond malaise, y compris parmi les jeunes engages au RPR. Aussi, l'UMP devrait adopter une communication equilibree et valoriser les dispositifs d'aide mis en place par le gouvermenent.
Les symboles de la justice - judiciaire ou sociale - sont le glaive, la balance et le bandeau sur les yeux. Le glaive represente la determination du gouvernement a faire respecter la loi et l'ordre afin de proteger les personnes se trouvant sur notre territoire, quelles que soient leurs nationalites. La balance est le signe de la raison et d'une vision sociale. Le bandeau, le signe de l'impartialite.
Le front national et les extremistes ne gouvernent que par le glaive, frappant indistictement les personnes, oubliant que la seule raison d'etre de cette arme est d'etre au service des valeurs humanistes et donc republicaines. Les socialistes et leurs seides n'ont cesse de porter un bandeau sur le yeux, confondant impartialite republicaine et aveuglement ideologique ! Quant aux liberaux,ils ont toujours cette facheuse tendance a jeter la balance aux orties ; ils revent d'un "liberalisme liberateur" comme les intellectuels de gauche revaient a un communisme glorieux.
Aussi, l'UMP devrait communiquer sur les trois piliers symboliques de la France. Plus personne ne doute de la determination du gouvernement a restaurer, non a negocier, l'ordre republicain. Les mesures prises a l'encontre des policiers qui ont outrepasses leur fonction rassurent egalement les Francais sur l'impartialite du gouvernement. La loi s'applique a tous. Il faut desormais mettre l'accent sur la "balance sociale", laquelle resuscitera l'ESPOIR chez les Francais.
L'ESPOIR ne doit pas uniquement appartenir a une MEMOIRE, ainsi que nous le rappelle constamment le plus grand d'entre nous. La France ne se sortira de la crise que par l'action, non en se repliant, en se recroquevillant sur elle-meme. La strategie "ligne Maginot" a toujours conduit a l'echec. Je crains que certains Francais ne se jettent dans les bras du front national ou de de Villiers, le premier n'ayant qu'une strategie de tranchee, le second voulant renouer avec les croisades. Aimer la France ne signifie pas hair les autres. Et puis, il ne faut pas se tromper de cible. Ceux qui sement le trouble ne sont pas les "Etrangers" ; ce sont des delinquants de toutes nationalites ! A leur encontre, l'Etat doit faire preuve de severite et recourir a l'expulsion des delinquants etrangers ceux ci n'ayant pas respecte le pacte existant entre la France - pays qui les accueille - et eux.
Comme tu le sais, la France est une maitresse difficile qu'il ne suffit pas de rassurer. Il faut aussi la faire rever et lui donner les moyens concrets de mettre ses reves en mouvement.
Amities.
Frederic
Rédigé par: Carteron | mardi 15 novembre 2005 à 13:43
Merci Yuca et Frédéric de vos commentaires.
Yuca, je ne suis pas fermé au débat, bien au contraire. Je reste convaincu qu'une société qui sait débattre et qui sait intégrer toute sa population à la problématique politique, est une société qui peut avancer.
Ce que je n'accepte pas en fait, ce sont les amalgames ! Tous les élus seraient éloignés des réalités, occupés à autre chose, ne comprenant rien à rien... principalement préoccupés par leurs indemnités... en train de construire leur carrière...et j'en passe ! Que de phrases n'entendons nous pas ? Eh bien raz-le- bol de cela ! Il y a des responsables politiques - et beaucoup, l'immense majorité même - qui proposent, qui agissent, qui essayent d'améliorer la vie des gens. Je veux aussi qu'on le dise et que l'on remercie ces personnes.
Frederic, naturellement, je partage beaucoup de ton commentaire. Et j'apprécie qu'avec le recul qui est aujourd'hui le tien, tu puisses nous apporter ton sentiment.
Rédigé par: Michaël Bullara | samedi 19 novembre 2005 à 11:00